Désolé pour la gêne occasionnée.
Relancez une recherche
Les insectes déclinent : dans de nombreuses populations étudiées, la baisse atteint environ 1 à 2 % par an, avec de fortes différences selon les espèces et les territoires. Mais la formule souvent citée « 2 % de la biodiversité disparaît chaque année » est fausse : elle confond la baisse du nombre d'insectes et la disparition des espèces. Voici comment lire les chiffres, ce que disent les grandes études et ce qu'une entreprise peut faire concrètement.
Une baisse de 2 % du nombre d'insectes ne signifie donc pas que 2 % des espèces disparaissent. Une espèce peut perdre beaucoup d'individus sans s'éteindre, et une petite perte d'individus peut cacher la disparition locale d'espèces rares.
| Étude | Résultat | Portée et limites |
|---|---|---|
| Wagner et al., 2021 — PNAS | Les déclins annuels de nombreuses populations d'insectes étudiées se situent autour de 1 à 2 %. | Un ordre de grandeur sur des populations, avec des différences entre régions et groupes. Pas un taux d'extinction de toute la biodiversité. |
| van Klink et al., 2020 — Science | L'abondance des insectes terrestres baisse en moyenne de 9 % par décennie (environ 0,9 % par an). Les insectes d'eau douce augmentent en moyenne de 11 % par décennie dans les données analysées. | Les tendances varient fortement selon les sites et les milieux ; la moyenne ne décrit pas chaque territoire. |
| Hallmann et al., 2017 — PLOS ONE | −76 % de biomasse d'insectes volants en 27 ans (1989-2016). | Captures dans 63 espaces protégés allemands. Il s'agit de biomasse d'insectes volants, pas de 76 % d'espèces disparues, ni d'une mesure mondiale. |
À retenir : dans plusieurs populations d'insectes étudiées, les déclins atteignent environ 1 à 2 % par an. Leur ampleur varie selon les espèces et les territoires.
Les chercheurs parlent d'une « mort à petit feu » : aucune cause unique, mais un cumul de pressions. Parmi les principales : la disparition et la fragmentation des habitats, l'agriculture intensive et les pesticides, le changement climatique, la pollution lumineuse, les espèces invasives et les maladies.
Non. Installer des abeilles domestiques ne remplace pas les milliers d'espèces d'insectes sauvages : abeilles solitaires, bourdons, syrphes, papillons… Un rucher n'est donc pas une mesure de « restauration » de la biodiversité. Son intérêt est ailleurs : rendre visible le monde des pollinisateurs et donner envie d'agir. Une étude japonaise montre qu'un programme d'animations autour des ruches renforce l'intérêt des enfants et de leurs parents pour la nature (lire notre article sur cette étude).
Parler de votre projet avec nos apiculteurs
Relancez une recherche